Palestine-18

Solidarité avec le peuple palestinien

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13 avril, 2014

Lundi 14 avril 2014 : Assemblée générale de Palestine-18 à Vierzon

Classé dans : A - Informations générales — palestine18 @ 17:37

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17 mars, 2014

Deux articles du quotidien isaélien HAARETZ à lire

Classé dans : A - Informations générales — palestine18 @ 10:14

Dans les deux articles transmis ci-dessous, les journalistes attitrés d’HAARETZ Gideon Levy et Amira Hass analysent  un exemple récent de « l’armée la plus morale du monde » en action.

L’armée la plus morale du monde

1-Les Forces de Défense d’Israël  pensent que la force brutale  est la seule façon d’agir, les Israéliens refusent encore de voir ce qu’Amnesty International et d’autres leur disent.

De Gideon Levy  2 mars 2014

L’armée la plus morale du monde a tiré un missile anti-char sur une maison dans laquelle se cachait un jeune Palestinien recherché. L’armée la plus morale du monde a fait passer un bulldozer sur le haut de la maison et l’a détruite.

  

L’armée la plus morale du monde a utilisé des chiens pour fouiller les ruines. L’armée la plus morale du monde a utilisé une perceuse qu’elle appelle une « cocotte-minute » -une perceuse plutôt dégoûtante qu’elle a inventée pour son propre usage.

C’est arrivé jeudi dernier (le 27 février), à Bir Zeit en Cisjordanie. Les soldats de l’armée la plus morale du monde sont arrivés tôt le matin pour une autre « opération d’arrestation », comme d’autres qui ont lieu chaque nuit et dont vous entendez rarement parler.

Elle consiste à semer la peur dans les villages au milieu de la nuit, en envahissant à grand bruit des maisons dont les habitants –parmi lesquels des enfants- sont en train de dormir , avec des fouilles brutales et des destructions. Parfois, comme jeudi dernier, cela se termine aussi par la mort.

Tout ceci se produit à un moment où les opérations terroristes sont très limitées. 

Parfois ces opérations sont menées pour une véritable nécessité opérationnelle, mais parfois aussi comme un entraînement de routine pour maintenir la réactivité des soldats et comme une démonstration de pouvoir tout-puissant en direction des habitants.

Les Forces de Défense d’Israël ont aussi pour tout cela créé un nom qui vous fait chaud au cœur : l’«Instrument de Dislocation » – se déchaînant contre une communauté de civils dans l’intention de provoquer la panique et la crainte et d’en  disloquer la vie- comme cela a été expliqué une fois devant un tribunal militaire par l’organisation de défense des droits de l’homme Yesh Din (= Il y a une loi).

A Bir Zeit, c’était pour trois jeunes hommes qui étaient membres du Front Populaire de Libération de la Palestine, une organisation qui n’est pas particulièrement active.

Et même si les correspondants militaires se sont précipités pour dire, selon leur habitude, que les FDI déclaraient que « les trois avaient l’intention de mener une attaque terroriste à brève échéance » -oui, l’armée la plus morale du monde est aussi une armée qui devine les intentions- il est douteux qu’ils aient mérité la mort.  

Mais les FDI, prétendant qu’il avait un fusil, ont tué Muataz Washaha, qui refusait de se rendre – un assassinat dans la  troisième veille, sans une bombe à retardement, et Israël accepte aussi  cette histoire avec ennui. 

C’est ainsi que l’armée la plus morale du monde agit et qu’elle croit qu’elle doit agir. Il n’y a pas d’autre moyen d’arrêter un jeune homme que de le tuer avec un missile anti-char et de détruire la maison de sa famille.

Le hasard a voulu, que, exactement le même jour, une opinion professionnelle ait été publiée sur la vraie moralité des FDI : Amnesty International a publié un rapport, intitulé « Gâchette facile », dans lequel il a constaté que les soldats des FDI font preuve d’un mépris flagrant pour la vie humaine, s’exprimant par l’assassinat de dizaines de citoyens palestiniens , y compris des enfants. L’organisation constate qu’il s’agit d’un meurtre intentionnel qui est même probablement un crime de guerre.

Bien sûr, ceci n’a pas réussi à détruire la croyance enthousiaste des Israéliens en la moralité de leur armée. « Allez en Syrie » rétorquent-ils fréquemment.  

Le ministre des Affaires étrangères et les FDI ont expliqué qu’Amnesty International souffre « d’un manque complet de compréhension des enjeux opérationnels ».  

Et en vérité, que comprend Amnesty ? A la fin de la semaine dernière, le régime militaire qui gouverne le Myanmar (Birmanie) a mis un terme aux activités de l’association Médecins Sans Frontières, pour des raisons semblables. S’il le pouvait, Israël arrêterait aussi le travail d’Amnesty et de semblables groupes.

  

Mais un citoyen responsable n’a pas besoin d’Amnesty International pour savoir. Il y a deux jours seulement les FDI ont tué une femme à la frontière de Gaza, à Khan Younès, après avoir mis en œuvre contre elle un autre protocole –« le Protocole d’Eloignement ». Le meurtre de manifestants près de la clôture qui étrangle la Bande de Gaza relève du train-train habituel –qu’y a-t-il à rapporter ? C’est comme les tirs sur les pêcheurs.

En Cisjordanie aussi, des manifestants, des lanceurs de pierres, des enfants et des jeunes sont tués par des tirs.

  

C’est ainsi que l’enfant Wajih Al-Ramahi a été abattu à Jalazun, il y a environ deux mois. Il y a deux semaines, B’Tselem –le Centre Israélien d’Information sur les Droits de l’Homme dans les Territoires Occupés a publié ses conclusions d’autopsie : Ramahi a été atteint dans le dos par un tir, d’une distance de 200 mètres.

Cela a aussi été le sort du jeune Samir Awad de Budros, et de dizaines d’autres personnes tuées, qui ne menaçaient la vie de quiconque et qui ont été visées mortellement par quelqu’un à la gâchette facile et mourant de façon effrayante sans raison.

Personne n’est passé en jugement pour ces actes meurtriers. Dans le cas d’Awad, qui a été atteint dans le dos lors d’un guet-apens, un dossier a été constitué sur sa mort, que le procureur militaire a laissé se couvrir de poussière pendant plus d’un an.

  

Et tout ceci de la part de l’armée la plus morale du monde. Essayez seulement de contester cela. Essayez seulement d’affirmer que les FDI sont la seconde armée la plus morale du monde –disons, après l’armée du Luxembourg..

http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.577295

2-Le meurtre gratuit d’un militant palestinien par des soldats israéliens : était-il passible de mort ?

Une unité d’élite a abattu un militant palestinien en lui tirant dessus à bout portant des dizaines de fois. Il avait reçu une citation à comparaître et avait négligé de se présenter. Quelle devait être la peine?

DeAmira Hass  3 mars 2014

Si la consigne était d’augmenter la pression, la prise de contrôle du village de Bir Zeit jeudi dernier par l’unité Yamam de contre-terrorisme et la brigade d’infanterie Nahal a sûrement été un pas dans la bonne direction. Les forces israéliennes ont tué Muataz Washaha, un militant de 24 ans du Front Populaire de Libération de la Palestine. Ses funérailles vendredi ont été bouillantes, de la lave bouillonnante, cherchant à jaillir d’une crevasse.

Si la consigne était d’embarrasser les dirigeants de l’Autorité Palestinienne et d’augmenter l’hostilité à leur égard, l’attaque –par 200 soldats, un officier du nom d’Alon des services de sécurité du Shin Bet, de dizaines de jeeps et deux bulldozers- a été incroyablement couronné de succès.

Les responsables de haut rang de l’AP ont eu la sagesse d’éviter les funérailles de masse, où le service de sécurité palestinien a poussé les cris de : « assez des traîtres », « assez des négociations », « assez de la coopération sécuritaire ». C’étaient quelques-uns des slogans les plus polis.

  

Les participants au cortège funéraire ont demandé : « où étaient les services de sécurité palestiniens quand l’ennemi a envahi notre village et a tué Washaha?» et «Combien de temps pour que les dirigeants palestiniens fassent des excuses pour leurs gains matériels personnels en échange de la préservation du statu quo ? »  

Si le génie anonyme à l’origine de l’attaque voulait prouver  que les Palestiniens –Musulmans et Chrétiens, religieux et laïcs- constituent tous un seul peuple sous la botte israélienne, il a réussi. La famille Washaha est une des six familles originelles de Bir Zeit. C’est l’une des deux familles fondatrices musulmanes ; les quatre autres sont chrétiennes.

  

Lors du cortège funéraire, qui est passé près des mosquées et des églises, il n’y avait pas moyen de dire qui était qui. Le cimetière où a été enterré Washaha  est proche du centre de la vieille ville. La vieille maison de pierre de sa famille se situe là, preuve des racines profondes et de l’attachement naturel à cet endroit. 

Si le brillant stratège à l’origine de l’opération avait l’intention de détruire, en cinq heures, les économies de la vie d’une famille de travailleurs palestiniens, accumulées au cours de 30 ou 40 ans, il devrait être redevable d’une approbation particulière. Quand le centre de l’ancien village est devenu surpeuplé, les familles, y compris les Washaha, ont construit des maisons sur leurs terres entourant le village. 

La roquette anti-char de faible calibre, tirée par les héroïques soldats israéliens, a touché l’appartement de Tha’er Washaha , le frère de Muataz. Elle a tout détruit à l’intérieur. L’appartement était à un étage ajouté récemment à la petite maison que la famille a construite, il y a plusieurs décennies.

Un bulldozer de l’armée a abattu les murs que la roquette n’avait pas réussi à détruire. En allant vers la maison, le bulldozer a déraciné un arbre. Un second bulldozer a avancé vers la petite maison voisine où les parents des frères habitaient avec leurs autres enfants.   

Protégé par de courageux soldats en armes, le bulldozer a pour la gloire de l’Etat d’Israël détruit les murs, alors que la famille était en train de regarder. Les nouveaux piliers de construction sur le toit montrent que Muataz Washaha était fiancé et avait commencé à construire sa demeure au-dessus de l’appartement de ses parents. Puis nos courageux soldats ont tiré des grenades sur la maison, qui l’ont incendiée et remplie de fumée.  

Si nos excellents garçons voulaient prouver que les médias israéliens sont loyaux et dociles, ils peuvent aussi pointer cela sur une de leurs listes. Les porte-parole militaires ont décrit un « individu recherché qui s’était barricadé lui-même à l’intérieur », donc nous avons pensé qu’il avait construit une forteresse et s’était ceint d’explosifs.

Ceci est très inexact. Tha’er Washaha a déclaré à Haaretz qu’il avait imploré Alon, l’officier du Shin Bet qui avait arrêté Tha’er pour militantisme dans le passé, de pouvoir rentrer pour convaincre son frère de sortir. Alon a refusé. Leur mère a raconté aux journalistes qu’elle avait aussi demandé à Alon de pouvoir parler à son fils que cela lui avait été refusé.

« Les soldats sont entrés dans le bâtiment par la force et ont trouvé son corps » -cela était la ligne dictée par le Bureau du Porte-Parole des FDI. C’est un mensonge. Quand l’appartement a été incendié, des pompiers palestiniens se sont approchés de la maison, défiant les soldats qui ont essayé de leur bloquer le passage. Deux pompiers ont éteint les flammes  de l’extérieur. Puis ils sont entrés, tandis que nos fusils étaient pointés sur eux –pour éteindre les flammes qu’ils ne pouvaient atteindre de l’extérieur.

Selon les pompiers, les soldats ont menacé de les abattre s’ils sortaient à trois au lieu de deux. Dans la maison, les pompiers ont trouvé Washaha sain de corps et d’esprit. Il leur a dit qu’il n’avait pas l’intention de quitter la maison quoi qu’il arrive.

Les pompiers sont partis et les soldats de Yamam sont entrés, habillés en noir, le visage masqué. Le quartier résonnait du bruit des tirs venant de l’intérieur de la maison. 

Quand les hommes de Yamam, de Nahal et du Shin Bet se sont retirés, les membres de la famille se sont précipités dans la maison. L’unité d’élite de la police avait tiré des dizaines de fois à bout portant sur Washaha si l’on en juge par les fragments de cervelle qui jonchaient la pièce, sans mentionner les jambes, les bras et les doigts presque sectionnés du corps.

Il avait reçu du Shin Bet une citation à comparaître et avait négligé » de se présenter. un grave crime passible de mort ? Peut-être l’officier enquêteur avait-il été offensé ? Washaha avait préparé une attaque terroriste, déclarent les Israéliens. Selon le manuel de bonne conduite des médias israéliens, tout ce que disent les sources des services de sécurité israéliens est vrai.

Selon le code de loi non-officiel israélien, des « intentions terroristes » non prouvées suffisent pour être passible de mort. En hébreu, « attaque terroriste » est une phrase magique qui exempte les Israéliens d’avoir à se demander pourquoi une arrestation demande autant de soldats et de sonneries de trompette et se termine par une fin si meurtrière.

  

http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/.premium-1.577477

(traduit de l’anglais par Y. Jardin)

50 jeunes Israéliens envoient une lettre à Netanyahu: “Nous refusons de servir dans l’armée d’occupation”

8 mars 2014 Hier matin, des dizaines de jeunes Israéliens ont envoyé au Premier Ministre, Benyamin Netanyahu, une lettre dans laquelle ils ont déclaré leur refus de servir dans l’armée israélienne. C’est le groupe le plus important dans l’histoire d’Israël de personnes refusant la conscription ; c’est la première action de ce genre en cinq ans, mais elle succède à une longue tradition d’objection de conscience collective. Le gouvernement israélien actuel essaie d’élargir la conscription à tous les groupes ethniques en Israël contre leur volonté et des jeunes gens de tout le pays réagissent en refusant de servir dans l’armée israélienne. Le but de cette déclaration est de protester contre l’occupation des territoires palestiniens qui se poursuit et où, selon les signataires, “les droits de l’homme sont bafoués et des actes, définis par le droit international comme des crimes de guerre, sont perpétrés de façon quotidienne”. Ils protestent aussi contre la façon dont l’armée influence la vie civile, accentuant le sexisme, le militarisme, la violence, les inégalités et le racisme présents dans la société israélienne. Mandy Cartner, signataire de 16 ans, de Tel Aviv, a déclaré: “Les actions de l’armée nous éloignent de la recherche d’une solution et de l’établissement de la paix, de la justice et de la sécurité. Mon refus est une manière d’exprimer mon opposition aux forfaits perpétrés quotidiennement en notre nom et malgré nous”. Shaked Harari, un signataire âgé de 17 ans, de Bat Yam, a déclaré:”L’armée est au service des gens au pouvoir et non des civils, qui ne sont qu’un outil. Mes amis et moi refusons d’être de la chair à canon”. Roni Lax, un signataire âgé de 20 ans, de Bnei Brak: “Nous sommes solidaires des jeunes ultra-orthodoxes et des jeunes arabes – chrétiens et druzes, dont certains sont actuellement dans une prison militaire”. Contact pour information: Dafna Rothstein Landman – 00 522470123 –dafna.e.r.l@gmail.com Itamar Bellaiche – 00 547484248 –itzbellaiche@gmail.com Voici ci-après leur déclaration: “Nous, citoyens de l’Etat d’Israël, sommes appelés au service militaire. Nous appelons les lecteurs de cette lettre à laisser de côté tout ce qu’ils ont toujours tenu pour allant de soi et à reconsidérer les implications du service militaire. Nous, soussignés, avons l’intention de refuser de servir dans l’armée et la principale raison de ce refus est notre opposition à l’occupation militaire des territoires palestiniens. Les Palestiniens des territoires occupés vivent sous l’autorité israélienne bien qu’ils n’aient jamais choisi de le faire et n’ont aucun recours légal pour influencer ce régime ou ses méthodes de prise de décision. Ce n’est ni égalitaire, ni juste. Dans ces territoires, les droits de l’homme sont bafoués et des actes définis selon le droit international comme des crimes de guerre sont perpétrés de façon quotidienne. Ceux-ci comprennent des assassinats (exécutions extra-judiciaires), la construction de colonies sur des terres occupées, des détentions administratives, des tortures, des punitions collectives et une répartition inégale de ressources comme l’électricité et l’eau. Toute forme de service militaire consolide le statu quo et, en conséquence, en accord avec notre conscience, nous ne pouvons prendre part à un système qui perpétue les actes mentionnés ci-dessus. Le problème en ce qui concerne l’armée ne commence ou ne finit pas pas par les dommages qu’elle inflige à la société palestinienne. Elle pénètre aussi la vie quotidienne dans la société israélienne: il façonne le système éducatif, le marché du travail, tandis qu’il alimente le racisme, la violence et les discriminations fondées sur l’ethnie, la nation ou le sexe. Nous refusons d’aider le système militaire en promouvant et en perpétuant la domination masculine. A notre avis, l’armée encourage un idéal masculin violent et militariste, selon lequel “la force est le droit”. Cet idéal est nuisible pour tous et particulièrement pour ceux qui ne s’y adaptent pas. De plus, nous nous opposons aux structures de pouvoir oppressives, discriminatoires et fortement marquées par le sexe dans l’armée elle-même. Nous refusons de faire de l’abandon de nos principes une condition pour être accepté dans notre société. Nous avons profondément réfléchi sur notre refus et nous restons fidèles à notre décision. Nous appelons nos pareils, ceux qui actuellement servent dans l’armée et/ou qui sont réservistes, et le grand public israélien en général, à reconsidérer leur position sur l’occupation, sur l’armée et sur le rôle des militaires dans la société civile. Nous croyons au pouvoir et à la capacité des civils à changer la réalité en vue du meilleur en créant une société plus belle et plus juste. Notre refus exprime cette conviction. Pour plus de détails:  Dafna Rothstein Landman – 00 522470123 – dafna.e.r.l@gmail.com (traduit de l’anglais par Y. Jardin)

22 janvier, 2014

Soutenir la cause palestinienne : oui ! Donner des leçons aux Palestiniens : non !

Classé dans : A - Informations générales — palestine18 @ 9:45
Ziad

En commençant j’aimerais préciser que nous Palestiniens, apprécions beaucoup la solidarité internationale avec notre cause juste et noble et que nous comptons beaucoup sur les mouvements de solidarité qui se développent partout dans le monde afin de soutenir les Palestiniens dans leur lutte pour la liberté et pour la paix.

Nous sommes convaincus que l’évolution de l’opinion publique internationale dans son soutien à la Palestine, est liée, outre les sacrifices des Palestiniens, aux différentes actions de ces solidaires de bonne volonté et de leurs structures et associations dans presque tous les pays.

Comme Palestinien francophone, je vais parler dans cet article des mouvements de solidarité dans le monde francophone, notamment en France. Je ne veux ni critiquer ni accuser ou décourager qui que ce soit, au contraire, mais je veux donner un point de vue objectif sur quelques propos et réactions de ces mouvements qui se définissent comme pro-palestiniens, mais qui sont souvent en train de donner des leçons aux Palestiniens sur leur façon de résister à l’occupation israélienne et sur le choix de leurs dirigeants et partis politiques. Ils sont heureusement minoritaires.

Ces mouvements ne se rendent pas compte, même si leur soutien à la cause palestinienne est sans relâche, que leurs propos blessent et choquent les Palestiniens qui souffrent de toutes les mesures de l’occupation israélienne, et que ces Palestiniens dans leur résistance au quotidien contre ces mesures, ont besoin d’une vraie solidarité internationale. Ces mouvements accusent les autres associations de solidarité et jugent souvent les Palestiniens dans leurs choix et leurs façons de résister à l’occupant. Dans ce cas, le combat se retourne contre les Palestiniens et les autres mouvements, au lieu de rester dirigé contre les crimes de leurs oppresseurs israéliens.

Personnellement, invité par les associations de solidarité et au travers des différentes conférences que j’ai données en France sur la Palestine, j’ai constaté cette réalité.

Depuis dix ans, je fréquente les associations de solidarité avec la Palestine dans ce pays, et j’ai décidé de travailler avec presque toutes ces associations, malgré leur division et leurs stratégies différentes, car, pour ma part, je n’interviens pas dans leurs affaires internes. Et quand ils me demandent comment aider les Palestiniens, et ce qu’on peut faire pour qu’en France les choses liées à notre cause avancent, ma réponse est claire : à vous de voir, à vous de décider, je ne suis pas venu pour donner des leçons, mais pour informer de la situation actuelle en Palestine et dans la bande de Gaza en particulier, avec le blocus et les différentes agressions israéliennes contre cette prison à ciel ouvert.

Ces mouvements font un travail remarquable pour la Palestine et je l’ai constaté moi même : manifestations, soutien, conférences, informations, mobilisation, actions de boycott, visite de solidarité, efforts, projets.

En France, j’ai rencontré des personnes solidaires magnifiques qui gardent la Palestine dans leur cœur. La Palestine c’est leur vie, leur quotidien, et, je ne vous le cache pas, ils font plus que certains Palestiniens pour notre cause. Ils donnent de leur temps, de leur argent.

En France, j’ai rencontré un grand soutien populaire, des personnes de bonne volonté, de vrais solidaires, de vieilles personnes qui parcourent des centaines de kilomètres pour assister à mes conférences, qui m’attendent à l’aéroport vers 5h du matin, qui m’hébergent, qui soutiennent mon département de français et les jeunes de Gaza.

Chaque fois, les militants m’accordent un accueil chaleureux, c’est ça la France pour moi : les amis, les solidaires, les gens de bonne volonté, les associations de solidarité. Pour moi, la France, ce n’est pas quelques politiques qui soutiennent trop souvent un Etat qui viole le droit international, tous les jours, en Palestine.

On constate que ces mouvements de solidarité sont divisés, et je pense que cela est normal. Même en Palestine, il y a division entre les différents partis politiques.

Cependant, ce qui me blesse, ainsi que beaucoup de Palestiniens, c’est que quelques mouvements essayent dans leurs analyses, leurs réactions et leurs propos, de se mettre à la place des Palestiniens, notamment dans trois cas précis :

Le choix des Palestiniens de leur futur Etat après l’indépendance, un Etat ou deux Etats. Ces mouvements demandent instamment auxPalestiniens d’opter pour la solution d’un Etat, même si cette solution est utopique. A mon avis, les Palestiniens sont conscients, etconnaissent bien leur réalité sous-occupation, et ce sont eux qui décident s’ils veulent faire la paix avec les Israéliens, ou non, s’ilsveulent vivre seuls dans leur propre Etat, ou vivre dans un seul Etat. C’est à eux que revient le choix et à personne d’autre.

Le choix de forme de résistance en Palestine, armée, non-violente, populaire Je pense que ce sont la conjoncture et la réalité surle terrain qui imposent le choix de forme de résistance. Ces mouvements demandent, sinon exigent, aux Palestiniens de prendre les armes pourlutter contre les soldats israéliens. Sachez que pour nous, toute forme de résistance est légitime et que la vraie résistance est larésistance au quotidien de toute une population civile : pêcheurs, femmes, familles, jeunes, travailleurs, étudiants, paysans, unepopulation qui a décidé de rester digne sur sa terre et de continuer à s’attacher à sa patrie. Nous sommes pour la vie et non pour la mort !

Le choix de leurs partis, le Hamas, l’Autorité, le Fatah, la gauche : il y a quelques mouvements qui ne veulent pas travailleravec Gaza et ses différentes structures, car elle est contrôlée par le Hamas .Je leur dis, on est d’accord ou non avec le Hamas, mais ce parti a étéélu démocratiquement. Après, c’est aux Gazaouis-et à eux seuls- d’accepter ou non le pouvoir de ce parti. D’autres accusent l’Autoritépalestinienne à Ramallah d’être traître et complice avec les Israéliens. Mais l’Autorité existe, elle est élue, elle rend service auxmilliers de Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, et ce sont aux Palestiniens de Cisjordanie-et à eux seuls- de décider de maintenir cette Autorité ou non.

Et quand un Palestinien critique n’importe quel parti politique, soit à Gaza soit en Cisjordanie, ces mouvements l’accusent etl’attaquent .Je vous rappelle que le Hamas, le Fatah, ou autres, sont des partis politiques palestiniens, et que n’importe quelPalestinien a le droit de les critiquer.

N’oubliez pas que votre soutien avant tout est un soutien à la population et à la société civile, aux associations, aux mouvements,c’est cette population qui résiste, contre le mur, la colonisation en Cisjordanie, et contre le blocus et les agressionsisraéliennes dans la bande de Gaza.

C’est pourquoi nous ne demandons jamais, nous, aux Français solidaires, s’ils sont de gauche ou de droite. Ces militants, quelques fois oublient que le vrai combat c’est le combat contre l’occupation. Et on les voit, soit attaquer les autres mouvements de solidarité, soit accuser les Palestiniens de leurs choix qui sont pourtant souverains. Nous subissons déjà le colonialisme israélien pour accepter des volontés extérieures d’interférer dans nos choix. Parmi ces militants, certains n’ont jamais mis les pieds en Palestine, ils sont déconnectés de la réalité vécue par les Palestiniens, et malgré tout cela, ils veulent que les Palestiniens agissent ou choisissent selon leurs propres critères. Comment accepter cela ?

Ces explications pour vous dire à vous solidaires de notre noble cause ces quelques mots venus du cœur :

Soyons tous vigilants

La lutte continue en Palestine

Le combat, c’est notre combat à nous tous

Palestiniens et solidaires pour la justice en Palestine.

Vive la solidarité internationale avec les Palestiniens.

15 janvier, 2014

Témoignage du 9 janvier 2014 transmis par le correspondant syrien à Alep de l’assoication MEDINA

Classé dans : A - Informations générales — palestine18 @ 12:01

 La Syrie se meurt

La Syrie était un grand, riche et beau pays où l’on vivait en sécurité, dans le confort. Aujourd’hui, la Syrie se meurt et son peuple souffre. Les Syriens vivent et meurent dans des conditions terribles. Ils sont désormais sans emplois, pauvres, tristes, apeurés.

Tout cela a commencé pour une raison complètement idiote : des enfants de la ville de Daraa ont écrit sur un mur à l’attention de Bachar El Assad “Ton rôle terminera inshalah ». Bachar les a ensuite fait enlever et torturer en leur faisant arracher les ongles.

Dans ma ville, à Alep, nous vivons une situation très dure. La population diminue jour après jour. On compte désormais près de 650 morts par semaine, notamment à cause des barils de TNT jetés par l’armée de Bachar depuis des avions. Il a aussi fait arrêter et égorger un grand nombre de Syriens dans la plupart des villes du pays. La semaine dernière, des soldats de l’armée syrienne libre ont attaqué al Qaeda. Les combattants d’al Qaeda se sont alors retirés de certaines zones libres et ont commencé à attaquer l’armée libre et à installer des barrages routiers. Nous ne savons pas qui a raison. Des Syriens qui avaient rejoint al Qaeda se sont retirés quand les combats ont commencé. Désormais, à chaque fois qu’il y a une attaque et des bruits d’explosion, ils oublient l’armée de Bachar et s’entretuent.

Je me pose une question : qui a permis à al Qaeda de s’étendre en Syrie ??! Qui est responsable de la croissance d’al Qaeda ici ?? Al Assad est responsable de tout cela. Al Assad sait où se trouvent la base et les camps d’al Qaeda, mais il ne les attaque pas. Il attaque les écoles, les maisons des citoyens, les hôpitaux et les points médicaux. Ainsi, les gens ici pensent qu’il y a un lien entre Al Assad et al Qaeda !! Quelle est la solution ? Ils veulent que nous quittions notre pays ? En ce qui concerne ma famille, nos conditions de vie sont devenues très rudes, nous vivons sans eau et sans électricité avec très peu de nourriture. Nos enfants allaient à l’école, ils doivent maintenant restés à la maison car Bachar a détruit les écoles et empêche ainsi les enfants d’apprendre. Certains enfants que je connais sont partis en Turquie pour y travailler, dans les cultures de citrons par exemple. Mon oncle qui est ingénieur travaille dans la coupe du bois à Azmir en Turquie. Il y a trois ans, j’avais trois pharmacies, maintenant j’ai perdu tout mon travail. Je pourrais partir mais j’ai ma famille. Nous essayons de rester. Pour l’instant, je travaille comme bénévole pour aider mon pays. Mon père me donne de l’argent, mais un jour, il n’y en aura plus. Nous ne pouvons compter que sur notre Dieu. Par le passé, les pays voisins nous voyaient comme un pays respectable et admirable. Maintenant, nous leur faisons à la fois honte et pitié. Les gens qui habitent dans la campagne d’Alep et travaillent dans le centre mettent 3 à 4 heures pour arriver au travail, à cause des nombreux barrages de l’armée syrienne libre et de l’armée de Bachar. A Alep, à cause des destructions de l’armée de Bachar, on trouve parfois jusqu’à 30 personnes vivant sous un même toit. Beaucoup sont parties dans des camps de réfugiés situés dans les pays voisins où il n’y a ni nourriture, ni vêtements, ni électricité, ni chauffage.

Nous vivons aujourd’hui une vie de peur et de misère, nous nous demandons : quand allons nous mourir? La Syrie se meurt.

Témoignage traduit de l’anglais au français.

28 décembre, 2013

Quelques mots émouvants d’Isabelle Tordjman en hommage à son compagnon Fernand Tuil décédé le 24 décembre 2013

Classé dans : A - Informations générales — palestine18 @ 10:28
Fernand

Fernand Tuil et Khaled Yamani

 

Ceux que je connais, ceux que je ne connais pas… merci pour les innombrables messages et soutiens que je reçois de toute part, de partout. Ils témoignent de l’amour qui irradiait de Fernand et qu’il savait faire partager.

 

Je sais que vous les attendez avec impatience aussi je vais vous donner des détails concernant les derniers hommages que nous pourrons lui faire.

 

 

Avant cela je veux vous dire quelques mots car je n’aurai pas la force de parler en public ; j’ai toujours préféré écrire. D’ailleurs, en faisant cela, c’est MON hommage à Fernand car il adore quand j’écris. Il avait 1001 idées qui fusaient tous les matins et il me disait : écris Isa, écris…

 

Lui, c’est un homme de l’oralité, doté d’un charisme hors du commun ! Tous ceux qui l’ont approché savent ce que je veux dire : devant une foule comme devant un seul individu, il dégage une force de conviction impressionnante… Avec lui, on avait envie d’y croire, d’y aller, de foncer ! J’adorais voir ces scènes où il parlait et où je pouvais percevoir ses interlocuteurs tomber petit à petit, sous son charme… J’adorais ça ! Je crois que son sourire, magnifique, authentique, franc, sa petite risette sur sa joue, ses mains solides, puissantes, déterminées… tout cela le rendait captivant aussi bien auprès d’un homme politique important que de tout à chacun. Il avait cette même manière d’être, cette même sincérité, cette même attitude, ce même respect pour l’Humain. Par exemple, l’une des dernières « grande conversation » qu’il a eu, ce fut au Salon de l’Education avec mon collègue journaliste Thierry et notre jeune et talentueuse nouvelle recrue Perrine qu’il ne connaissait pas. Je me souviens qu’il était déjà très fatigué… Il est reparti heureux ces échanges, satisfait, enthousiaste ! Il adorait parler, convaincre, écouter, échanger…Il les avait emballé quoi !! ça m’avait fait rire car c’était tout lui ça !

 

 

Fernand et moi, c’était une rencontre inévitable. Nous avions a peu de chose près et à quelques années d’écart, le même parcours qui nous a mené en Palestine. Issus tous les deux de familles juives, à 18 ans, nous étions partis sac à dos faire les kibboutz puis nous sommes restés un an sur place et avons « découvert » la vérité…et la Palestine à travers une rencontre à Jérusalem, presque dans le même quartier : moi une étudiante, lui un vieux palestinien ! Ce même parcours initiatique vécu à 15 ans d’intervalle nous a marqué, tous les deux, à vie (même si nous étions conscients alors de décevoir nos parents !). Nous étions revenus la Palestine au cœur, indélébile.

 

En fait, la Palestine, la solidarité, la quête de justice elles étaient là, ancrées en nous, dès l’enfance pour lui comme pour moi…elles se sont juste révélées à ce moment et épanouies à notre rencontre.

 

 

Comme nous l’a dit, notre frère Ahmed Muhaisen, nous ne pouvions l’éviter : notre rencontre c’était « mektoub ».

 

A travers la Palestine que Fernand « transpirait » comme il dit, c’est la quête de liberté pour tous les peuples opprimés de ce monde qui nous animent. Pas seulement nous ! Mais tout le réseau humain des solidarités que nous avons tissé ensemble à plusieurs niveaux.

 

 

Cette merveilleuse rencontre qui a bouleversé ma vie, je la dois aussi à la CCAS (d’EDF-GDF) et je ne l’oublierais jamais. A Christian Robert et à Jean Lavielle aussi fous que Fernand et moi alors pour imaginer dès 2000 proposer des voyages solidaires, dans les camps de réfugiés ( !) aux agents des Industries Electrique et Gazière pour leurs vacances ! Et le pire, c’est qu’on a fait le plein !! A cette époque là, nous étions en avance sur tout ce qui se faisaient dans le monde des vacances ! C’était pas gagné et ça m’a valu quelques étiquettes mais aujourd’hui j’en suis fière ; fière pour lui mais aussi fière pour la CCAS. Quelques années après, le voyage solidaire c’est même devenu une mode !  Mais à l’époque, nous étions peu de rêveurs à croire la chose possible : aller en vacances dans des camps de réfugiés pour comprendre, partager, agir. Et c’est là, pendant cette aventure hors du commun que nous avons commencé à travailler ensemble avec Fernand, pendant plusieurs années, comme des partenaires. Et puis, l’admiration s’est transformée en amour comme une évidence.

 

Ce fut quelques années plus tard, nous étions (encore) en Palestine, au café Saint Georges sur la place du Saint Sépulcre à Bethlehem (non loin du camp de réfugiés de Dheisheh), « coincés » entre l’église de la nativité et la mosquée de la place de la mairie de Bethlehem ! Pour deux athées, c’était fort ! Et comme nous étions devant la nativité, ce fut aussi pour nous deux une (re)naissance. Logique ! Nos rois mages à nous, c’était nos frères palestiniens et en particulier, le frère de Fernand, le mien, Ahmed qui fut le premier témoin de notre euphorie.

 

Je l’admirais tant, deux passionnés de la vie réunis ! Deux amoureux de la vie rassemblés ! J’étais séduite par sa culture immense. Moi qui ais fait de longues études, je ne lui arrivais pas à la cheville ! Il était notre encyclopédie ambulante à la maison ! Souvent Romane ou Léa lui demandait des explications en histoire sans même chercher sur Internet car elles savaient qu’il connaissait la réponse ! Politique bien sûr, histoire, littérature, poésie, musique… Parfois, ça m’énervait et je lui demandais mais comment fais-tu ?? Il me répondait : j’ai été élevé par une grand mère communiste, j’ai adhéré au parti communiste à 13 ans et j’ai fait les écoles du Parti ; c’est le parti et l’école de la vie qui m’a permis de m’émanciper !

 

Pour moi, c’était différent : j’ai adhéré au parti grâce à Picasso, à Aragon et à tous les intellectuels (j’ai un côté un peu « nostalgico-historico-bobo » !). Avec Fernand j’avais une autre bonne raison de rester communiste !

 

 

Avec lui, j’avais de l’énergie à revendre ! Qu’est-ce qu’on a rigolé ensemble ! On avait cette même soif de découverte, de voyages, la valise toujours à portée de main ! Notre dernier projet était de partir plusieurs mois en Italie, c’est pourquoi je devais apprendre l’italien. Nous voulions louer un appartement du côté de Bologne avec une chambre en plus pour inviter les enfants et nos amis. La soif de vivre, de partager les bons moments.

 

 Ce que j’aime avec Fernand c’est que notre militantisme est joyeux, pas ringard, il est résolument tourné vers l’avenir, l’optimisme. Dès fois, j’étais découragée. Lui, jamais ! Mais vraiment jamais, je vous le jure, c’était incroyable ! Même au pire des situations, il trouvait une issue positive, une rage de vaincre, de continuer. Au quotidien, il était un exemple pour Léa, il disait : il y a toujours ceux qui verront le verre à moitié vide…et nous pour voir le verre à moitié plein !

 

 

Finalement, c’est peu être cela qui manque aujourd’hui et c’est cela qu’il m’apprenait…

 

 

Que de gens nous avons amené en Palestine ! Nous savions qu’un voyage sur place valait tous les discours ! Que de rencontres magnifiques avons nous faites ! En Palestine oui, mais en France aussi. Fernand était un fidèle et il avait un amour débordant pour beaucoup de gens qu’il appelait « ses frères ». Dans sa bouche, dans son cœur, moi qui le connait bien, je peux vous dire que c’était sincère. Je n’ai jamais croisé quelqu’un d’aussi intègre, dans sa vie comme dans ses sentiments. Je ne pourrai jamais citer toutes ces rencontres humaines car elles sont comme des pépites, des petites étoiles qui brillent dans son cœur et dans le mien. Je sais qu’il avait des attachements particuliers, des rencontres indélébiles, Ahmed en premier lieu, « sa référence en tout », Jamal, les membres de l’AJPF, Yannick, Micheline, Jean-Pierre (Bosino)…mais aussi Patrick (Le Hyaric)… Et que dire de ses rencontres avec les jeunes artistes : les HK et les Saltimbanks, MAP, Naïli, Sami, Fabien, Antoine…Lui qui était un être solaire, il savait s’entourer de lumières d’amour et de culture vivante. 

 

 Et puis ses plus belles lumières, ce sont ses enfants, Léa et ses petits enfants. Il les avait au corps, dans ses tripes. Ils sont une partie intégrante de lui. Il voulait qu’ils soient fiers de lui, de ses combats pour la vie, pour la justice, pour le respect humain. Il voulait qu’ils partagent le bonheur qui nous envahissait tous les deux. Parfois, ce fut difficile mais il était convaincu que l’amour pouvait triompher de tous les obstacles et de toutes les conventions. Il a raison. Je sais qu’en chacun d’eux, il y a de lui et de ce qu’il était. C’est cela finalement Fernand : un relai de la vie créative.

 

 Pardonnez moi d’avoir pris ce temps. J’avais besoin d’écrire car il aime tant quand j’écris, alors j’ai voulu lui rendre hommage.

 

 

Nous avons souhaité avec ses enfants et proches faire les choses en plusieurs temps. Fernand aimait la liberté ! Il était à la fois un homme pudique (il parlait peu de ses sentiments) et aussi un homme publique (quand il s’agissait de sauver la planète et en particulier la Palestine !). Nous avons donc souhaité respecter ces deux facettes de lui.

 

 

Vous pourrez lui rendre hommage au funérarium de Montreuil, 32 avenue Jean-Moulin à deux moments au choix, son cercueil (fermé) sera mis dans un salon pour permettre à chacun d’aller (ou pas) se recueillir à sa guise :

 

  • dimanche 29 décembre entre 10h et 12h
  • ou mercredi 1er janvier entre 15h et 17h

 

Il n’y aura ni cérémonie, ni discours.

 

 Son cercueil sera ensuite emmené au crématorium du cimetière du Père Lachaise à Paris pour y être incinéré selon son choix, jeudi 2 janvier à 14h30 dans l’intimité. Fernand ne supportait pas l’idée d’être enfermé dans un cercueil pour l’éternité, il aimait trop la liberté. Etre incinéré au Père Lachaise pour un petit gars de Belleville, nous avons trouvé que c’était un beau présage ! Là encore, il n’y aura aucune cérémonie, ni discours.

 

 Chacun est ainsi libre d’aller lui rendre hommage s’il le sent, au moment et là où il le souhaite.

 

 En dehors de ces moments intimes, des hommages publics avec cérémonies vont être organisés, plusieurs sans doute. A Montataire et au siège du Parti Communiste notamment…

 

Il y aura également une cérémonie plus importante, plus « universelle » dans un lieu symbolique (probablement l’UNESCO) qui est en train d’être organisée. Cette cérémonie officielle se fera probablement en courant janvier. Bien entendu, dès que j’ai les détails de tout cela, je vous tiendrai informé. Il faudra alors être nombreux pour lui rendre cet hommage public qu’il mérite.

 

Enfin, il y aura aussi plus tard une cérémonie particulière en Palestine, avec ses enfants, proches et frères palestiniens.

 

 Une dernière chose très importante à laquelle je tiens beaucoup : SVP, nous ne souhaitons AUCUNE gerbe de fleurs, AUCUNE fleur, AUCUN symbole mortuaire. Fernand aurait détesté cela. En homme solidaire et pragmatique, il aurait préféré que l’on pense aux autres plutôt qu’à lui même. C’est pourquoi, si vous le pouvez, je préfère que des collectes soient organisées nous permettant, à moi et à tous ses enfants d’aller en Palestine et de remettre l’argent pour un projet culturel dans un centre pour enfants du camp de réfugiés de Deishesh, la deuxième maison de Fernand. Je mettrais également une urne au funérarium dans ce sens.

 

Merci de votre compréhension. Merci de faire passer ce message car je n’ai pas l’adresse mail de tout le monde.

 

Isabelle

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